Echapper à Microsoft Episode 4 - Les joies d’un bon OS


Dans les épisodes précédents, j’exposais pourquoi, après quelle réflexion, et comment je suis passé à Linux. Aujourd’hui, voyons ce qui me réjouit jour après jour avec la distribution Kubuntu qui gravite autour l’interface graphique Kde/Plasma.

Linux est Open Source

Ayant connu l’informatique du COBOL et du BASIC, je suis très familier avec le concept d’Open Source.
Son avantage primordial est bien sur le coût. Mais attention, détrompez-vous, Open Source ne veut pas dire gratuit. Tout système informatique génère des coûts d’infrastructure, d’exploitation, de maintenance et de formation qui sont bien souvent cachés par les éditeurs de logiciels. Et donc, pour tout un chacun, s’il n’y a pas de licence à payer pour Linux, il faut souvent passer du temps à apprendre.
En dehors de cet aspect, l’Open Source offre en plus des garanties de sécurité, de fiabilité et de longévité que n’offrent pas les solutions payantes ; essentiellement parce qu’elle s'appuie sur des communautés (développeurs et utilisateurs) exigeants et attentifs.
Enfin, l’Open Source donne souvent le sentiment de “reprendre le contrôle”, même si généralement, il ne s’agit que d’un sentiment.
En effet, l’Open Source n’est pas tout rose, ainsi que le montre cet article.

Installation, maintenance et usage facile

Les fondamentaux de Linux n’ont pas changés depuis plus de 20 ans. Ainsi, les fonctions essentielles sont éprouvées et ont été améliorées et modernisées au fil du temps.
L’installation, en particulier, est un vrai plaisir en comparaison avec tout autre OS. On peut tester avant de sauter le pas. Les novices sont guidés. Les pros ont un contrôle total. Il peut être installé sur, dans ou à côté d’autres OS.
La prise en main est généralement extrêmement simple pour un usage domestique personnel. Tous les outils sont pré-installés, et il est très simple d’en ajouter ou d’en enlever. Les mises à jours, tant des applications que du système, peuvent être silencieuses et ne requièrent généralement pas de redémarrer la machine. Et puis, Linux est très performant et donc très rapide, même sur des petites machines.
Centre de gestion des applications (Discover)

Un environnement moderne, complet, accessible

Si les fondamentaux n’ont pas changés, l’interface, ou plutôt LES interfaceS de Linux évoluent et se modernisent en permanence. Tout en conservant les fonctions ancestrales contre le multi-bureau, l’utilisateur peut tester et choisir son interface en fonction de ses préférences. Certaines sont tellement modulaires que l’on peut les faire ressembler à du iOS, ou du Windows, ou un mélange des deux, ou même à d’autres choses. Le paramétrage de l’interface est simple et intuitif. Il faut noter que Linux est le paradis des amoureux des raccourcis clavier : il y en a partout, pour tout et ils sont paramétrables ; et puis il y a la console, pour faire des “CLI” (Commande Line Input).
La modernité de ces interfaces Linux se manifeste surtout dans des fonctionnalités, de base très puissantes, mais pouvant être étendues par des greffons, le tout intégré avec bonheur dans l’ensemble du système et en particulier dans le centre de notification. Par exemple, KDE Connect, un module de base, permet de relier le PC à un appareil Android, pour commander le PC du téléphone, puis de la montre Wear OS et de fouiller ou retrouver le téléphone. Comme l’audiovisuel est également très bien intégrée dans le système, ça permet de télécommander audio et vidéo ; d’un appareil Android externe, de la barre d’action avec des commandes dans des popups, ou même à partir de l’écran de connexion.
Le centre de paramétrage du système est hyper complet mais reste ergonomique avec un menu bien pensé, des suggestions et une recherche. Je le trouve assez esthétique, mais surtout efficace, car je l’ai pas mal triturer pour tester du matériel.
Centre des paramètres de KDE
Enfin, et vous savez que c’était important pour moi, alors que Google ne le propose pas eux-même, il y a un mécanisme de liaison avec Google Drive (plus ou moins) intégré, qui malheureusement ne fonctionnement pas avec toutes les applications. J’y ai accès à partir du gestionnaire de fichier, c’est déjà ça.

Des applications gratuites de qualité professionnelle

En parlant du (ou des) gestionnaires de fichiers, car là encore le choix est grand ; j’ai découvert Dolphin, le gestionnaire maison de KDE/Plasma ; et c’est une très très bonne surprise. Dans une interface simple, claire et moderne se cache un outil d’une très grande puissance qui reste extrêmement intuitif ; le panneau de contrôle à lui-seul est impressionnant, et accepte donc des greffons fonctionnels.
Gestionnaire de fichiers (Dolphin)
KDE est livré avec tout une suite de logiciels pour la gestion de données personnelles (PIM - courriel, contacts, agenda, chat) qui peuvent être reliés à vos services en ligne. A ce niveau, je suis 100% Cloud depuis un bout de temps et donc ces applications ne me sont pas utiles. Je les ai cachées dans mon menu de lancement des applications paramétrable et elles ne me gênent pas du tout.
Pour lire des vidéos, j’utilise VLC, bien sûr, il est installé avec le système. Mais pour l’audio, j’ai découvert une application vraiment super, Clementine. Elle me fait beaucoup penser à WinAmp, mais en beaucoup plus moderne. L’interface est sobre et modulaire et l’application parfaitement intégrée au système.
Pour le surf, Firefox est installé par défaut, mais j’ai installé Google Chrome stable official sans problème, et il semble se mettre à jour beaucoup plus vite que sur les autres plateformes, quasi simultanément à la publication du communiqué. Cool ! Là encore, j’avais le choix ; j’aurais même pu très facilement installer Chromium, la version Open Source de Chrome.
Pour les courriels, bien avant Gmail, j’utilise depuis de très nombreuses années Thunderbird. Comme c’est un logiciel Open Source qui est porté sur Linux depuis très longtemps, je n’ai eu juste qu’à copier le dossier de mon profile sur le nouvel ordinateur pour tout retrouver à la même place. Trop cool !
Pour les images, il y a l’incontournable GIMP. Je l’avais essayé sur Windows, mais quand on a Photoshop, c’est quand même plus simple. J’ai été assez déçu par mes premiers contacts avec le GIMP Linux de 2018 : interface pas lisible, anti crénelage du texte dégueu … Mais la nouvelle version (2.10) est sortie, et malgré un système d’installation pas orthodoxe, ça vaut vraiment le coup. Sans avoir toute la puissance de Photoshop, c’est enfin un environnement de travail graphique très moderne.
GIMP 2.10
Enfin, pour le développement web, je suis servi : d’une part j’ai retrouvé mes outils préférés, Chrome, VS Code et Web designer, mais surtout j’ai à ma disposition, en natif, des tonnes d’outils et ressources accessibles par ligne de commande via Nodejs, npm ou git.

Pour conclure cet article qui aurait pu être dix fois plus long si j’avais détaillé tous les points qui rendent aujourd’hui Linux simple et très agréable pour tous les types d’usage, je dirais que tout le monde devrait au moins tester une distribution correspondant à ces besoins.
Dans le prochain épisode j’évoquerais les éléments moins réjouissants de Linux et ses limitations.

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